|
Méconnue du grand public, la course camarguaise est une discipline de sport taurin sans mise à mort, où l'on joue avec l'animal sans jamais le soumettre. Elle est au coeur de festivités locales majeures qui ont lieu généralement vers le début de l'été. Une fois les taureaux emmenés jusqu'aux arènes (l'abrivado), où ils sont placés dans le toril, un local donnant sur l'arène proprement dite, commence la manifestation au son des trompettes jouant traditionnellement des airs de Bizet.
Avec les taureaux, les acteurs essentiels de la course camarguaise sont les “raseteurs”, habillés tout de blanc, qui tentent, à l'aide d'un crochet, d'attraper différents attributs primés, placés sur la tête du taureau, en passant en courant au ras du taureau (on dit alors qu'il font un raset). C'est un sport dangereux qui demande une formation sérieuse, une condition physique excellente et un titre de licencié auprès de la FFCC (Fédération française de course camarguaise), qui garantit au raseteur un statut officiel de sportif de haut niveau. Plus légers et rapides que les taureaux de corrida, les taureaux de course sont des animaux admirés parfois comme des stars locales, et les plus belles bêtes des différentes manades en portent la devise collée sur le garrot, comme le symbole de leur long travail de sélection. Elles figurent au programme des courses, et chacun est attentif au calendrier des courses camarguaises afin de ne pas rater les plus fiers compétiteurs. |