Les jeux gardians sont des jeux d’adresse auxquels se livrent les cavaliers camarguais. Certains d’origine très ancienne comme le jeu de l’aiguillette, rappellent les faits d’armes et les tournois du Moyen-Age. Les plus connus sont :
Le jeu de l'épervier ou du bouquet il faut garder un bouquet de fleurs pendant un certain temps en résistant aux assauts des adversaires, pour l’offrir ensuite à une demoiselle (Arlésienne ou Mireille) qui récompensera le cavalier de sa bravoure et de sa ténacité, en lui donnant un baiser. le tournoi des écharpes Nommé aussi "jeu des écharpes" Dans ce jeu il faut que chaque cavalier tente d’enlever le brassard ou l’écharpe fixé au bras de son adversaire à l’aide d’un élastique, tout en essayant de conserver le sien. Ce jeu aurait été très a l’honneur à la cour des papes à Avignon. Les quatre cavaliers qui ont recréé ce jeu furent Baroncelli d’Avignon, Arnaud de St Just, Marc de Vauvert, Bonnet de Gallargues. En provençal : la parado di cherpo le jeu de la chaise Comme dans le jeu des chaises musicales, chaque participant doit tourner dans l’arène au galop. Chaque fois que la musique s’arrête, les gardians doivent s’arrêter au plus vite , sauter du cheval, tout en maintenant leur monture par la bride, et s’assoir sur une chaise. le saut de cheval à cheval Jeu inspiré du Wild West Show de Buffalo Bill, duquel le Marquis s’est largement inspiré, et auquel il y a vraisemblablement assisté. Le saut de cheval à cheval ou de cheval à taureau sont devenus des classiques dans la voltige actuelle. le saut de cheval à taureau Les Arlésiennes sont indispensables pour le déroulement des jeux : elles sont le garant de leur authenticité conformément aux traditions. Jeu de l'épervier ou du bouquet ou du ratier Jeu inventé par le Marquis Folco de Baroncelli Il comprend un nombre imper de cavaliers. Deux refuges sont tracés a même le sol , un à chaque bout de piste Il consiste pour un cavalier, dit "la colombe", de traverser la piste afin d’atteindre un refuge en essayant de conserver un bouquet de saladelle, maintenu dans une main. Il doit résister aux assauts d’un ou de deux autres cavaliers, dits "les éperviers". Cela pendant un temps donné. S’il y parvient, il a l’honneur de l’offrir à une Arlésienne qu’il a désignée avant que le jeu ne commence, et qui, en cas de réussite, le récompensera par un baiser, tendre et chaste, le cavalier s’étant auparavant démuni de son chapeau. le jeu des oranges Dans ce jeu il faut que le cavalier lance son cheval au galop. Il doit essayer de s’emparer d’une orange posée sur la paume de la main d’une Arlésienne, ou posée sur un plateau, sa paume étant tournée vers le ciel. Elle doit avoir le bras tendu à l’horizontale. Sur le tour de piste il y a de quatre à six Arlésiennes en principe. La fantaisie consiste après avoir saisie l’orange a la jeter fort et loin dans le public. (Annelyse Chevallier dans son livre "les Gardians de Camargue" nous dit que ce jeu aurai été introduit par les Maures.) Jeu des aiguillettes C’est un jeu d’adresse dont les règles trouvent leur origine au Moyen Age. Chaque cavalier doit s’emparer d’une bague de cinq centimètres de diamètre intérieur à l’aide d’une aiguillette, sorte de lance Le cavalier ainsi équipé tient l’aiguillette sous son aisselle, celle-ci pointée vers l’avant, cheval lancé au galop il essaie de passer la pointe de l’aiguillette dans l’anneau, celui-ci est fixé au bout d’une potence a l’aide d’une cordelette. |