Créée par Frédéric Mistral à Arles en 1903 pour revaloriser le costume, le Felibre émit le voeu que chaque village eût aussi sa "Festo Vierginenco"

Aujourd'hui, seul celui des Saintes Maries a conservé cette journée traditionnelle, et nous la devons au Marquis de Baroncelli qui, jusqu'en 1939 en fût l'organisateur et en assura le succès. La Nacioun Gardiano, fidèle au souvenir du Marquis a maintenu sa "Festo vierginenco" aux Saintes Maries où elle connait un engouement certain.

C'est l'occasion pour les jeunes filles de 15 ans de porter pour la première fois le costume d'arlésienne adulte et son fameux ruban. Les jeunes filles (Chatouno) se présentent avec leurs marraines. Elles sont vêtues ce jour-là d'un costume avec une jupe en cotonade, une èso noire, un fiche blanc et un ruban bleu marine. Elles reçoivent un diplôme décidé par Frédéric Mistral et dessiné par Léo Lelée "Tant qu'auren lou riban e la capello, lis Arlatenco saren li pu bello" et s'engagent à porter le costume, à partager leur savoir auprès d'autres jeunes filles, à faire vivre le costume.

La course de taureaux, les jeux équestres, les danses provençales, la bénédiction des poulains dans les arènes et le défilé des jeunes filles costumées constituent l'essentiel de cette journée. "Maintenir et glorifier le costume, les us et coutumes de la Camargue et des pays taurins, poursuivre l'épanouissement de la langue d'Oc, propager la doctrine félibréenne contenue dans les oeuvres poétiques de Frédéric Mistral et de ses disciples", telle est la devise de la Nacioun Gardiano.