La Camargue doit à sa position géographique une grande variété de terrains sur un petit territoire : pâturages au nord, marécages, étangs d'eau douce, saumâtre ou salée, et littoral. En plus d'offrir une végétation très caractéristique, la Camargue reste un passage obligé pour les oiseaux migrateurs traversant deux fois l'an la Méditerranée, ce qui fait d'elle un site ornithologique de tout premier plan. Terre plate, meuble et exposée à des vents violents, c'est cependant un espace naturel particulièrement fragile.

C'est en réponse au développement du trafic routier, des loisirs de plein air et des activités d'agriculture intensive, et aux risques multiples de pollution du delta du Rhône, que fut créé en 1970 le Parc régional de Camargue. Etendu sur 84000 hectares de terre à cheval sur les communes d'Arles et des Saintes-Maries, et sur 34000 hectares de mer, peu peuplé, sa création a pour objectifs premiers la conciliation d'une agriculture locale de qualité à son environnement, la protection de la nature et la gestion efficace des eaux.
Considéré à juste titre comme un exemple probant de développement durable en France, le Parc régional de Camargue assure deux AOC réputées : le taureau Camargue, et le riz camarguais, dont la culture est constamment sous la pression de la concurrence internationale mais qui bénéficie d'une réputation méritée et d'un savoir-faire unique.